Ce n’est pas un mythe, ni seulement une affaire de grandes villes. L’abus envers les aînés existe, partout…

L’AQDR se préoccupe des abus envers les aînés

Publié le 1 mai 2014 à 16 h 01
Auteur : Jasmin Dumas

Près d’une centaine de personnes ont été sensibilisées jeudi sur la sécurité des personnes âgées. Par-dessus tout, le président de l’Association québécoise de défense des droits des personnes retraités et préretraitées (AQDR), Louis Plamondon, est venu à Rivière-du-Loup pour faire la prévention des abus physiques et psychologiques dont font l’objet encore trop souvent les aînés.

Ce n’est pas un mythe, ni seulement une affaire de grandes villes. L’abus envers les aînés existe, partout, raconte la présidente du comité des usagers du CSSS de Rivière-du-Loup, Marielle Raymond: «Ça se vit aussi en région et ça se vit aussi au niveau, des fois familial. Ça ne paraît pas beaucoup.» Le président de l’AQDR, Louis Plamondon, en rajoute: «C’est quand on devient vulnérable que des gens peuvent en profiter.»

Et cette problématique se manifeste sous bien d’autres formes que la violence physique. «Comme l’abus psychologique, des menaces, de l’intimidation, du chantage, souvent par des enfants ou des petits enfants pour avoir un avantage, souvent pour de l’argent», décrit M. Plamondon.

L’AQDR et l’Université de Montréal ont mené deux études portant sur l’analyse des baux dans les résidences pour personnes âgées. Les conclusions sont stupéfiantes. «60 % des baux dans les résidences comportent entre une et six clauses illégales. Il y en a même qui écrivent que vous êtes obligé d’obéir aux ordres du propriétaire ou de son représentant. Écoutez, vous n’êtes pas en prison!», s’exclame Louis Plamondon.

Peu de temps après la tragédie de L’Isle-Verte, la question de la sécurité dans les résidences privées a vite été écarté de l’actualité. Mais en coulisse, l’AQDR poursuit son travail. D’ailleurs l’organisme a relevé certaines failles concernant le type de clientèle à la résidence du Havre. «On a appris que l’Agence avait discuté du danger parce qu’il y avait des personnes non-autonomes à l’Isle-Verte qui n’auraient jamais dû être là. L’Agence n’a pas bougé, elle a dormi au gaz un peu», déplore le président de l’AQDR.

Cette conférence  est un des nombreux moyens pour enrayer les comportements d’abus. «Plus on en parle, plus on brise le silence, c’est important», conclu Mme. Raymond.

Source de l’article : http://cimt.teleinterrives.com/nouvelle-n_L_AQDR_se_preoccupe_des_abus_envers_les_aines-12340

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